Quand les femmes font la différence

Au Mouvement DUX, nous sommes égalitaires et sommes fiers de soutenir le succès que remportent ceux et celles qui améliorent jour après jour l’offre alimentaire qu’on nous propose, à nous, consommateurs. Mais, en cette Journée internationale des droits de la femme, nous tenions à lever spécialement notre chapeau à toutes ces Québécoises qui dirigent les destinées d’entreprises agroalimentaires québécoises qui font une différence dans notre assiette.


Chaque année depuis le Mouvement DUX se targue de récompenser les entreprises qui parviennent qui à offrir ce qu’il y a de mieux pour les consommateurs. D’année en année, on remarque la présence de plus en plus importante de compagnies dirigées par des femmes.

Malgré la forte concurrence qui existe dans ce milieu, de plus en plus de femmes s’illustrent par leur détermination, leur créativité, leur sens des affaires, leur résilience, leur sens de l’écoute et leur passion.

Cette année, près de 40% des finalistes et gagnants des concours visant la reconnaissance du mieux manger, mieux vivre étaient des entrepreneures. C’est exceptionnel.

Des noms, des marques… et des produits d’exception

Certaines d’entre elles sont désormais connues par leur nom. Avec la publication de nombreux livre et sa présence à la télévision, Geneviève O’Gleman est certes l’une de celles-là. D’autres sont à la tête de compagnies qui n’ont plus besoin de présentation. On peut penser à Liliane Colpron de Première Moisson, Judith Fetzer de Cook it, Mélanie Chalifoux de Maison Riviera, Julie Poitras Saulnier des LOOP Mission, Karine Pomerleau de Trans-Herb et Chantal Van Winden de Oliméga, qui a remporté les plus grands honneurs lors des Journées DUX en janvier dernier.

Elles ne sont pas seules, vous trouverez ci-dessous la liste complète des femmes qui se sont illustrées lors de ces concours. Vous pourrez d’ailleurs bientôt découvrir leurs produits gagnants sur ce site.

Lorsque vous achèterez un des produits de ces entreprises dans l’avenir, vous pourrez avoir en tête que vous encouragez l’entrepreneuriat au féminin qui se décline dans bien d’autres marques québécoises à découvrir : EVIVE, Isabelle Huot, Docteure en nutrition, etc.

Aliments Mikéto Inc.- Marque de commerce Chia ExtraMonica Voicu
FlavoraAnnie Viens (en affaires avec son conjoint)
La BêlerieMyriam Langlois
Les SnorôsAlexane Thiffeault (en affaires avec un partenaire)
Madame Labriski IncMériane Labrie
Maison RivieraMélanie Chalifoux (en affaires avec ses cousins)
NaaWelli Inc.Fatou Ba
OlimegaChantal Van Winden
PilKiRoxane Valiquette (en affaires avec son conjoint)
Première MoissonLiliane Colpron
Reine Mer IncMarie-Lise Roux
RheintalGuylaine Buecheli
O’Gleman Télévision inc.Geneviève O’Gleman
Cook itJudith Fetzer
Aliments RacineEshtel Racine
Jus LoopJulie Poitras Saulnier (en affaires avec son conjoint)
KWE CocktailsJessica Côté et Ève-Marie Gravel
Belle & CaramelJessika Pelletier-Boucher
Trans-Herb eFondée par Johanne Dion, mais maintenant dirigé par sa fille, Karine Pomerleau

Nos collaboratrices font la une

Simple, santé et savoureux : Geneviève O’gleman anime savourer sur ICI Télé !

Avec sa nouvelle émission Savourer, la nutritionniste Geneviève O’Gleman, qui collabore régulièrement au site de DUX et qui a remporté de nombreux prix via le Mouvement DUX, va communiquer sa passion pour la cuisine, ses découvertes, ses trucs et ses astuces pour simplifier notre quotidien, le vendredi à 16 h à compter de ce vendredi 18 septembre, sur ICI TÉLÉ.

Chaque émission s’articulera autour d’un thème décliné en plusieurs recettes permettant d’en apprendre plus sur un ingrédient, une technique, une façon d’économiser, d’enrichir la recette, de mieux la conserver ou de l’adapter au contenu de notre frigo. Chaque semaine, Geneviève sera accompagnée de deux invités, aussi bien des chefs que des personnes engagées à tous les niveaux de la chaîne de la production alimentaire.

Sous le titre Lunch sans stress, le premier épisode diffusé cette semaine, rendra service à bien des parents confrontés à l’obligation de préparer des lunchs pour leurs enfants dans cette rentrée scolaire bouleversée par la pandémie. En plus d’une tablée remplie d’idées pour rendre les sandwichs plus attrayants et savoureux, Geneviève cuisinera une recette pour le souper qui se transforme en un tout nouveau plat pour le lunch du lendemain pas mal plus inspirant que des restants. Elle nous aidera à apprivoiser le Thermos, si pratique lorsqu’on n’a pas accès au micro-ondes. Elle propose aussi des astuces d’organisation pour préparer les lunchs différemment et intelligemment, sans oublier la collation par excellence, le populaire muffin aux bananes.

Au cours de cette émission, Geneviève sera épaulée notamment par Noémie Pichette, copropriétaire de l’entreprise BOCAL, spécialisée dans la livraison de salades en pot prêtes à manger et Ann-Rika Martin d’O’Ravito Café-Relais de Lévis, et championne de l’édition 2017 de l’émission Les Chefs !

La deuxième émission, le 25 septembre, a pour thème Le temps des récoltes. Septembre, ce temps de l’année où les potagers et les marchés débordent de légumes frais! Mais comment conserver les légumes pour ne pas les gaspiller? Comment réinventer les légumes grillés? Comment en faire la vedette dans notre assiette, pas seulement un simple accompagnement?

Geneviève présentera des recettes pour bien cuisiner les légumes. Elle encouragera les téléspectateurs à découvrir de nouveaux légumes parfois méconnus ou parfois boudés avec une foule d’astuces pour les apprêter de façon appétissante. Pour ce faire, elle recevra notamment Stelio Perombelon, chef enseignant réputé, considéré comme une « encyclopédie culinaire sur pied », et Hamidou Maïga, Nigérien d’origine, fondateur de Hamidou horticulture qui cultive des légumes africains ici même au Québec.

Savoir se retrouver dans la jungle alimentaire

Faire des choix alimentaires judicieux, ce n’est pas toujours une mince affaire ! On serait tenté de croire le contraire vu l’abondance et la diversité de ce qui nous est offert au Canada, mais qui dit plus de choix dit aussi plus de dilemmes à chaque visite à l’épicerie et plus de concurrence entre les fabricants de produits.

La réalité est que nos supermarchés, avec leurs 40 000 produits et plus, sont de véritables champs de bataille pour les fabricants. Le trophée convoité ? Nous, les consommateurs (et nos dollars bien sûr). Pas étonnant donc que les tactiques pour nous séduire se multiplient et se raffinent autant. Ainsi, au-delà de nos goûts et préférences, nos choix alimentaires sont influencés par une multitude de facteurs : emballages attrayants, étiquetage complexe, publicité et promotion de toutes sortes, prix variables et nos différents besoins du moment sont du lot. Même la période de confinement qu’on vient de vivre a chamboulé significativement nos habitudes d’achat et de consommation !

Julie DesGroseilliers, une habituée de La Petite Conversation et collaboratrice de longue date du Mouvement DUX propose donc de nous aider à nous retrouver dans cette « jungle alimentaire » à la fois luxuriante et remplie de pièges et de défis !

Avec La Jungle alimentaire : comment s’y retrouver, la nutritionniste propose un tour d’horizon des tactiques utilisées par l’industrie alimentaire pour nous inciter à acheter ;  des trucs pour déjouer les pièges et les stratégies marketing ;  de l’information sur les additifs alimentaires ; des exercices pratiques pour mieux comprendre les étiquettes nutritionnelles ;  un guide d’achat pour nous aider à faire de meilleurs choix en épicerie ;  des recettes exquises et nutritives pour remplacer des produits commerciaux populaires, etc.

Son 5e livre est disponible ici.

Comprendre les étiquettes alimentaires

Sauriez-vous reconnaître les ingrédients qui se trouvent sur les étiquettes des produits que vous consommez ? Une orthographe imprononçable est-elle synonyme de toxicité ? Deux expertes vous éclairent sur la question. | Par Éliane Picard-Deland dtp, msc et Virginie Barrère, phd, de l’institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (inaf), plateforme sur l’analyse des risques et l’excellence en matière de réglementation alimentaire (parera), fsaa, Université Laval


On entend souvent des médias nous recommander de ne pas manger un aliment transformé dont on ne peut pas reconnaître tous les ingrédients sur la liste. Malheureusement, cette recommandation peut être un peu réductrice et infantilisante pour le consommateur. De plus, il faut se rappeler que les entreprises alimentaires ne font pas qu’à leur tête et doivent respecter certaines exigences !

Des règles strictes

Pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires sains et sûrs, le Canada s’est doté de la Loi sur les aliments et les drogues, qui légifère tous les aspects qui touchent de près ou de loin les aliments. Certaines exigences en matière d’étiquetage s’appliquent à presque tous les produits alimentaires, surtout ce qui concerne la liste des ingrédients. En effet, elle doit absolument inclure tous les ingrédients contenus dans un produit, en ordre décroissant de poids. C’est-à-dire, que l’ingrédient présent en plus grande quantité se trouve au début de la liste. De plus, les constituants des ingrédients sont indiqués entre parenthèses après l’ingrédient. Par exemple, la liste des ingrédients d’un biscuit au chocolat peut contenir : cacao chocolaté (sirop de riz déshydraté, sucre de canne, liqueur de cacao, beurre de cacao, lécithine de soya, extrait de vanille).

Tout est dans l’orthographe

La façon d’écrire un ingrédient est aussi fortement réglementée. Dans le cas où des acides aminés, vitamines ou minéraux nutritifs sont ajoutés, leur nom peut changer selon leur utilité. À titre d’exemple, l’acide ascorbique peut être déclaré « acide ascorbique » ou « vitamine C ». S’il est ajouté à un aliment à titre de vitamine aux fins d’enrichissement, il sera indiqué comme « vitamine C ». En revanche, s’il est ajouté comme additif alimentaire, par exemple, comme agent de conservation, la mention « acide ascorbique » devrait se retrouver dans la liste d’ingrédients et non « vitamine C ». Ça devient mélangeant, non ? Suivant la recommandation de certaines personnes, vous pourriez être tenté de remettre sur la tablette un produit contenant de l’acide ascorbique, alors qu’il s’agit d’une vitamine.

Difficile à prononcer, mais sans danger !

Lécithine : Gras produit par le foie et qu’on retrouve naturellement dans de nombreux aliments, dans les jaunes d’oeufs et le soya.
Diacétate de sodium : Il s’agit en fait d’un vinaigre.
Thiamine : Tout comme la riboflavine (B2), la niacine (B3) et l’acide folique (B9), la thiamine est une vitamine (B1), qui doit absolument être ajoutée aux farines au Canada.
Caroténoïde : Il s’agit d’un pigment orange, qu’on trouve notamment dans les carottes.
Pectine : Il s’agit d’un sucre d’origine végétale, qu’on trouve notamment dans les parois de nombreux fruits et légumes.
Acide sorbique : C’est un acide initialement extrait des baies de sorbier, utilisé comme agent de conservation.
Caséine : Une des protéines du lait, ajoutée à certaines crèmes glacées pour les rendre plus crémeuses.
Maltodextrine : Extrait de l’amidon de blé, de maïs ou de la fécule de pomme de terre, cet additif de la famille des sucres est utilisé comme agent texturisant.

Des ingrédients plus naturels ?

Pour répondre aux demandes du consommateur, plusieurs entreprises ont lancé des produits clean label, un concept marketing, car non réglementé. C’est-à-dire que chaque entreprise choisit sa propre définition de ce qu’est le clean label. De manière générale des produits dont l’étiquette est transparente ; on comprend la méthode de fabrication et tous les ingrédients se trouvant dans le produit. Ici aussi, il faut être vigilant et apprendre quelques notions de base. Ainsi des entreprises vont choisir d’écrire, par exemple, « extrait de céleri de culture » plutôt que « nitrite ». Il faut savoir que le céleri contient naturellement du nitrate, qui se transforme en nitrite et donc remplit les mêmes fonctions.

Les additifs, ça mange quoi en hiver ?

Concernant les additifs alimentaires, qui soulèvent beaucoup d’interrogations, il existe, à ce jour, 15 listes d’additifs autorisés. Les additifs sont classés d’après leur fonction et sont présentés avec leur nom, les parties des aliments dans lesquels on les trouve, l’utilisation et les limites de tolérance. En termes de listes, on trouve notamment la liste des colorants, des agents raffermissants ou des édulcorants autorisés. Le règlement sur les aliments et les drogues indique aussi que tout additif présent dans un produit doit figurer dans au moins une des listes.

Mais comment un additif se retrouve-t-il dans ces listes et dans nos produits ? Si un fabricant souhaite ajouter un nouvel additif (non présent sur les listes) à son produit, il doit faire une demande d’autorisation et attendre une approbation de Santé Canada.

Vers un choix plus éclairé

Il est important et utile de lire la liste des ingrédients. Cela permet de vérifier si un produit contient un ingrédient particulier et de faire des choix éclairés quant aux aliments . Cet outil est également précieux pour les personnes ayant une allergie ou une intolérance alimentaire leur permettant d’éviter certains ingrédients. Dorénavant, lorsque vous lirez la liste d’ingrédients d’un produit que vous souhaitez acheter, gardez en tête que sous un nom compliqué peut se cacher un ingrédient santé.

On garde l’oeil ouvert

Demeurez attentif, puisque vous verrez apparaître dans les prochaines années certaines modifications à l’étiquetage des aliments :

  • Les ingrédients à base de sucres seront tous regroupés entre parenthèses à la suite du mot « Sucres », permettant au consommateur de repérer plus facilement les sources de sucres ajoutés.
  • Les colorants alimentaires seront désignés en utilisant le nom usuel qui leur est propre.

Découvrez les 5 astuces de Julie DesGroseilliers, nutritionniste pour bien comprendre les étiquettes alimentaires, ici